Jeudi 8 janvier 2009
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14:40
Qu’est-ce qui déchaîne les passions dans un conflit ? Le nombre de victimes, de réfugiés…vraisemblablement non ! Je ne jette
pas la pierre sur ceux qui prennent fait et cause contre le massacre de Gaza, oubliant d’autres conflits actuels, parfois plus barbares. Même si la guerre se suffit à elle-même pour être qualifiée
dans l’absolu de barbare sans échelle de valeur. Après tout, chacun a ses sensibilités.
J’ai toutefois le sentiment que ce conflit provoque plus de réaction parce qu’il fait appel à notre inconscient collectif. C’est un mélange de mauvaise conscience post shoah, d’arabophobie,
d’antisémitisme, d’arabophilie, d’islamophobie, de sionisme, d’anti- sionisme, de morale judéo-islamo-chrétienne définissant le bien et le mal. Ce
conflit semble cristalliser toutes nos peurs, nos paradoxes, nos amours, nos envies, nos frustrations et nos haines. Aussi insoluble que se présente ce « souk cérébral », ce conflit le
restera.
Une psychanalyse collective serait-elle alors nécessaire ? Difficile à mettre en place et qui dans le rôle du psy ? Surtout pas Dieu, trop impliqué par ailleurs et même ici. Ni même nos
« maîtres » trop obnubilés à l’idée de ressembler à ce même Dieu. J’ai bien peur que ce conflit fasse parti de la thérapie collective. 60 ans à l’échelle de l’humanité, c’est peanuts.
Pour ceux qui subissent directement dans leur âme et dans leur chair, c’est l’éternité de l’enfer.
Par gabriel
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Publié dans : Politique
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