On pense toujours qu’il existe des choses essentielles qu’on ne peut éviter. Cette vision stéréotypée provoque souvent l’immobilisme voire même une forte régression. Lorsqu’on écrit un texte, on ne peut concevoir que le premier phonème, selon l’ordre conventionnel de notre écriture, ne puisse être présent. Nous pouvons écrire des millions de ligne et n’utiliser en rien cette lettre jugée souvent comme essentielle. Toute cohérence et compréhension des propos seront conservées.
Pour résumer, l’optimisme semble de rigueur si nous nous efforçons de déconstruire intelligemment pour mieux rebondir. Nombreux sont les désespoirs qui font de mes mots un monde d’indécence.
Toutefois les pensées constructives peuvent déboucher sur des prises de conscience suivies d’effets concrets.
Cette figure de style ne cherche en rien l’éblouissement du lecteur. Elle veut juste dire que nous pouvons lutter contre les idées reçues et découvrir des voies dont nos méninges sont loin de soupçonner l’existence.
N.B. L’exercice fut tenté et réussi. Tout un bouquin fut écrit. Excepté le « e » toutes les lettres y figurent. Je ne peux le nommer de peur d’hypothéquer cette « prouesse stylistique ». Bien qu’on trouve toujours des chemins pour contourner les embûches, voici donc deux synonymes qui vous donneront une piste : « extinction » ou « suppression ». Georges Perec, celui qui écrivit ce livre, eut comme principe que les difficultés issues des conventions stimulent fortement le pouvoir de créer.

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