En vrac !

Vous l'avez écrit

Syndication

  • Flux RSS des articles

à côté

Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 12:49

On pense toujours qu’il existe des choses essentielles qu’on ne peut éviter. Cette vision stéréotypée provoque souvent l’immobilisme voire même une forte régression. Lorsqu’on écrit un texte, on ne peut concevoir que le premier phonème, selon l’ordre conventionnel de notre écriture, ne puisse être présent. Nous pouvons écrire des millions de ligne et n’utiliser en rien cette lettre jugée souvent comme essentielle. Toute cohérence et compréhension des propos seront conservées.


Pour résumer, l’optimisme semble de rigueur si nous nous efforçons de déconstruire intelligemment pour mieux rebondir. Nombreux sont les désespoirs qui font de mes mots un monde d’indécence. Toutefois les pensées constructives peuvent déboucher sur des prises de conscience suivies d’effets concrets.

Cette figure de style ne cherche en rien l’éblouissement du lecteur. Elle veut juste dire que nous pouvons lutter contre les idées reçues et découvrir des voies dont nos méninges sont loin de soupçonner l’existence.

 

N.B. L’exercice fut tenté et réussi. Tout un bouquin fut écrit. Excepté le « e » toutes les lettres y figurent. Je ne peux le nommer de peur d’hypothéquer cette « prouesse stylistique ». Bien qu’on trouve toujours des chemins pour contourner les embûches, voici donc deux synonymes qui vous donneront une piste : « extinction » ou « suppression ». Georges Perec, celui qui écrivit ce livre, eut comme principe que les difficultés issues des conventions stimulent fortement le pouvoir de créer.

Par gabriel - Publié dans : à côté
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 18:27

Les grands palabres, les idéaux plombaient sa conscience et l’empêchaient de jouir de la vie. Il savait qu’après la mort, il y a que dalle, nibe, nada…et lui, le « grand humaniste », qui défend la veuve et l’orphelin, en pensant aux dix millions d’années à venir, il était là à faire semblant de donner un sens à sa vie laissant filer sous son nez les délicieuses saveurs de l’existence.


Il souhaitait poursuivre sa solitude. Comprendre pourquoi il s’économisait. Il montait à reculons la pente qui mène chez lui, offrant aux quelques noctambules l’image d’un film qu’on rembobine. Faute de pouvoir remonter le temps, il entretenait l’espoir de pouvoir le rattraper. Il gardait en tête ce refrain qu’il venait de quitter, dans un sombre bar de « faiseurs de monde » et le reprenait en brisant le silence de la nuit :

 

“Come on baby, light my fire, come on baby, light my fire, try to set the night on fire, try to set the night on fire, try to set the night on fire, try to set the night on fire”

Par gabriel - Publié dans : à côté
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Catégories

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

overblog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus